stop shining, stop flashing
September 5th, 2010
flash cocotte de rentrée. flash cocotte désabusée. overdose de paillettes. de blush. de khol. de terra-cotta. de sac à mains. de talons. je me demande où sont les hommes. les mecs. les couilles bordel. où se trouve l’ardeur. l’envie. la passion. la testosterone quoi. arrêtez de vous maquiller et de vous dandiner. une fois, deux fois c’est drôle. plus, je ne peux plus. je ne VEUX plus. besoin d’air. d’espace. de nouveaux horizons. d’ambitions. plus saines. plus posées. plus sages. une rentrée pédé désenchantée donc mais pour de nouvelles résolutions. c’est décidé.
it could be so easy
August 27th, 2010
de charmer. laisser entendre. laisser prétendre. fixer un rendez-vous. puis se préparer. et y aller. stresser. s’enerver. se perdre. trouver son chemin et s’en éloigner. puis se rappeler son objectif. souffler et sonner. la porte ouvre, il est là. il n’est plus virtuel. il t’attend. il te reçoit. comme il en a reçu tant. pour discuter d’abord. écouter mille fois les mêmes histoires. analyser s’il n’est pas fou. dangereux. psychopathe. stresser. s’énerver. se perdre. mentalement. se reconcentrer. sur l’objectif. foncer. l’embrasser. le toucher. l’exciter. le faire languir. qu’il en redemande. qu’il devienne fou. dangereux. psychopathe. oh oui. qu’il jouisse comme jamais et lui promettre mieux encore. prendre l’enveloppe et s’en aller. puis recommencer. demain. après-demain. sans honte. sans fin.
you’re in my mind
August 23rd, 2010
you’re in my heart. enfin presque. disons qu’on s’attache. forcèment. ça va vite. il suffit de se voir deux fois de suite et on y croit. déjà plus… pourquoi ? pourquoi on s’attache à des gens qu’on ne pourra pas revoir. pourquoi faut il toujours se dire aurevoir. c’est donc ça un amour de vacances. insaisissable. un concentré d’émotions en intraveneuse. une dose d’amour pure. insouciante. légère. de la bombe bébé. celle qui nous fait tenir toute l’année. c’est ennivrant. envoutant. mais comme toute magie, l’effet disparaît. aussi vite qu’il est venu. sous vos applaudissements. poudre de diamants. l’amant dans l’avion. retour à la raison. en manque jusqu’au prochain fix. alors on rechute. des plans foireux. des plans honteux. qui ne nous rendent pas plus heureux. faute de mieux.
live from Barcelona
August 13th, 2010
et tout juste sorti de “la metro” club pédé, du quartier pédé du Barcelone pédé. tout y est : la gym queen, le bear, le “muscle”, l’autochtone. pas de fashionista cela dit. ah si. Hamilton of course. ah oui. parce qu’ici tout le monde est français. enfin, parisien. non, ce n’est pas la même chose. attention tu risquerais de les vexer. et bien sur, en bon parisien, on se dit à peine bonjour alors que tout le monde s’encule sur FB. mais ce serait trop simple de lacher prise pendant les vacances. alors on s’ignore, on refuse les sourires et on cherche le barcelonais. l’espagnol. le catalan. enfin tout ce qui est capable de rouler les “r” et de vous faire rêver en parlant de jamón. et puis tu vas cuire le lendemain sur la plage pédé, pour y voir des pédés et tenter de te refaire une santé. le tout, en exhibant tes muscles (durement acquis (ou pas) tout au long de l’année à l’USINE). effrayant ? un peu. grisant ? certainement. je voulais tenter, toucher, voir de mes propres yeux. c’est fait. live from Barcelona. live from Paris-Plage.
the sexy tatoo
August 5th, 2010
is vraiment sexy. le tatoo hein. pas le mec. quoique. sans ses lunettes. nan mais nan. là c’est ce tatouage qui m’excite. j’ai envie de dénuder son bras. je veux voir le reste. c’est le début d’un nouveau monde. est-ce que le tatouage continue. ou est-ce déjà la fin de mes espoirs. vas-y retrousse tes manches pour voir. mmh. sexy tatoo. sexy guy ? est-ce que le fait de m’interdire cela sur mon propre corps me le fait désirer plus encore. comme un gosse. oui. complètement. jamais les prémices d’un dessin m’avaient autant donné envie de tout ces vices. je le matte. je le dévore. vas-y montre toi, j’en veux encore.
the page cannot be found
July 30th, 2010
voilà c’est exactement ça. vous avez les bonnes informations. les bonnes intentions. la bonne adresse. après tous ces messages positifs. ces signaux aguicheur. ces belles paroles de tombeur. il n’y a aucun risque. la voie est libre. alors vous y allez. vous foncez. vous discutez en mode peer2peer. vous partagez. vous souriez même. puis il y a ce streaming qu’il faut mater. donc vous tentez une approche physique en mode cable ethernet. histoire d’accelerer la connexion. mais il semble en être dépourvu. vous tentez le wifi. mais il n’a pas l’air de le capter non plus. vous relancez le forum de discussion, les smileys, la messagerie instantanée. rien n’y fait. le temps de téléchargement est presque dépassé. one kiss et au lit. sans pingback ni rss. je suis venu chercher quelque chose qui n’est plus là. ERROR 404.
the binary question
July 27th, 2010
est-ce que j’ai ENFIN trouvé mon fuckbuddy ? celui qui n’habite pas loin. qui est toujours là. au garde à vous. celui qui, en un simple message codé binaire propulsé par ses doigts, me répondra : 0 ou 1. celui qui ne restera pas après. celui qui devra se lever plus tôt ou plus tard. celui qui n’a finalement pas envie de rester. et c’est tant mieux. ce serait le début d’autre chose sinon. et ça, je n’en veux pas. non. il a donc raison. de me répondre oui. enfin “1″. arriver. me faire passer pour la septième pute du monde. et repartir. en pleine nuit. me laisser là. au bord du lit. à cogiter. pas à lui, non. mais à ça. ce rapport humain binaire. tape 0 ou tape 1, mais réponds moi.
shut up and fuck
July 19th, 2010
putain arrête de te frotter. arrête de me lécher. enlève ton doigt. tu me fais mal. ta barbe me lacère la gueule. regarde je suis rouge. je saigne des lèvres tellement tu les violes. regarde toi on dirait un pré-pubert. tu veux tout faire et rien ne se passe. fais gaffe. baise moi. vas-y. non en fait arrête toi. keep control. respire. calme ton sexe. éduque le bordel. qu’il t’obéisse. et moi avec tiens. apprécie ce que tu ressens. partage cette émotion. contrôle ce corps à corps. voilà. tu sens comme tu bandes mieux. tu sens la pression qui se concentre. tu sens comme ça parcours tes tripes. tu sens que ça vient. ok continue tes vas et viens. et n’oublie pas le creux de mes reins. fais le vide. regarde moi. non, m’embrasse pas. regarde moi je te dis. je veux voir ta petite mort avant la vraie. c’est fou tout ce qu’on ne dit pas quand on baise.
sex me please
July 18th, 2010
après le sexbuddy, le bon copain avec qui vous échangez plus qu’une partie de scrabble, voilà le SEXTFRIEND. un partenaire avec qui vous entretenez une relation amoureuse voire carrément sexuelle par texto. le tout sans maladie ni prise de tête et à portée de doigt, que vous n’aurez donc jamais dans le cul. à la réception d’un message du-dit sextfriend, les mains sont moites, la gorge sèche et une poussée d’adrénaline telle qu’elle vous ferez vous empaler sur François Sagat sans gel s’empare de vous. une drogue sans dosage et surtout sans danger, qui vous mets dans tous vos états et qui vous fait oublier votre célibat et toutes ces targets non exploitables sur commandes. une bonne façon donc de passer l’été à la plage en remplissant comme il se doit ce dernier moule-boule d’American Apparel taille XS.
am I a pick up artist ?
June 29th, 2010
en tant qu’homo on a trop souvent le sentiment d’en connaitre un rayon côté drague. bars, saunas, parking, minitel, réseau telephonique et ce qui constitue plus de la moitié des rencontres gays, internet. mais l’émission “les français, l’amour et le sexe” sur M6 nous présente ce jeune homme. hétéro, bien sous tout rapport et fraichement affranchit d’une timidité post-adolescente. ce jeune homme est un “pick up artist”. kesako ? à l’action cela donne un jeune homme armé d’une confiance en cote de maille et d’une assurance déterminée pour approcher ces jeunes demoiselles qui lui tapent dans loeil. là, ici, partout. dans la rue, le métro ou cet afterwork d’un parisianisme insupportable pour le commun des pédés. toujours est-il qu’il chope l’artiste. des numéros, des sourires et surtout de la chatte. jeune et sauvage ou plus discrète et docile. et moi ? en moins de quinze jours j’ai donc arrêté deux garçons dans la rue, interpellé un autre au monoprix et encore un autre dans le moins glamour RER D. tous ont mon numéro. le seul dont morice est envie ? celui qui n’a pas donné suite of course. ce serait trop simple… d’être un artiste.

